AMÉDÉE DU PORTUGAL

Amédée du Portugal 1430-1482

Frère mineur portugais, fondateur d’une première réforme au XVe s.

Frère Amédée Menez de Silva est né en 1430, dans uns famille de la noblesse du Portugal. Son père était Don Ruy Gomes da Silva, comte de Viana, sa mère Isabelle Mennez. Il était le frère de la Sainte Béatrice de Silva, fondatrice des Conceptionistes. A vingt-deux ans, il entra dans le monastère Hieronymite de Guadalupe, en Espagne, mais il avait le désir d’une vie généreuse et désirait rendre témoignage jusqu’au martyre. Dans cette intention, il se rendit à Grenade pour annoncer l’Evangile aux musulmans. Arrêté, il fut conduit devant le Sultan qui le fit flageller et le renvoya dans son monastère.

Il fit une nouvelle tentative en direction de l’Afrique du Nord, mais la tempête le rejeta sur la côte du Portugal. Il rejoignit alors l’Ordre des Frères mineurs afin de participer à la mission chez les infidèles et voyagea en Italie, jusqu’à Assise. Là, il changea d’orientation et comprit que sa générosité pouvait avoir d’autres objectifs que le martyre, en particulier dans l’ascèse, l’obéissance et la pauvreté. Il accepta diverses obédiences, Pérouse, puis Brescia, pour remplir diverses tâches d’humilité, comme frère convers ; il vint enfin Milan où il fut ordonné prêtre par obéissance, en 1459. A Milan, il menait une vie austère, mais acceptait aussi de prêcher au peuple. Avec le soutien de la duchesse Blanche de Castiglione de Crémone, il fonda une communauté franciscaine pour revenir à une observance plus étroite de la vie franciscaine, ce qui lui attira une certaine hostilité de la part des autres communautés. Ce fut le début d’une nouvelle branche franciscaine ( les Amédéens) qui obtient un certain succès, mais disparut après la création de la branche Observante de l’Ordre. – Le Pape Sixte IV, ancien ministre général des Frères mineurs, avait remarqué Amédée pour son ascèse et sa vie de prière : il le choisit comme confesseur et directeur de conscience. Frère Amédée dut, par obéissance venir à Rome et résider au couvent de San Pietro in Montorio.  Sa proximité avec le Pape lui permit de développer sa réforme et d’y agréger quelques communautés franciscaines. Il mourut le 10 août 1482, à Milan où il se trouvait en visite. Et sitôt sa mort  son tombeau fut vénéré comme celui d’un saint. Néanmoins, il ne fut jamais béatifié.

On lui attribue un commentaire sur l’Apocalypse, un peu dans la veine de Joachim de Flore, qui fut édité en Espagne en 1648.

Bibliographie

* P.M. Sevesi, ‘Il B. Amadeo Menez de Sylva Vita inedita di Fra Mariano da Firenze e documenti inediti’, AFH32 (1932), 227-232.

*P.M. Sevesi, `Il beato Amedeo Menezes de Sylva’’ in AFH, 37 (1944).

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